Nuit blanche du film noir

Nuit blanche du film noir

Dans ses entretiens avec Joseph McBride, Howard Hawks affirme que Al Capone avait vu Scarface cinq ou six fois. « Il en avait sa propre copie. Il trouvait le film superbe.

Il disait: “Bon Dieu!” les gars, vous avez mis des trucs incroyables dans ce film! Comment avez-vous su tout ça? » Oui, vraiment, comment savent-ils « tout ça », les écrivains et les cinéastes du noir? Comment connaissent-ils l’envers du décor et ce qui se passe derrière la façade? Comment connaissent-ils la vie privée des gangsters célèbres (Scarface) ou des escrocs minables (Les Copains d’Eddie Coyle) et des Arnaqueurs? Comment peuvent-ils pénétrer dans l’univers intérieur d’assassins dont la « monstruosité » a défrayé la chronique (Les Tueurs de la lune de miel)? Comment savent-ils remonter le temps pour une Chevauchée avec le diable qui nous fait comprendre que l’Ouest d’hier annonçait le monde criminel d’aujourd’hui? Comment?

Il vous suffit, pour vous en faire une idée, de lire les livres et de voir les films.

François Guérif