L’Agence du court métrage fête ses 20 ans

L’Agence du court métrage fête ses 20 ans

par Stéphane Kahn et Philippe Germain

À l’automne 2003, l’Agence du court métrage a fêté ses 20 ans au Forum des images à Paris. Cependant, notre association ayant pour vocation de travailler avec des festivals et des salles de cinéma Art et essai de la France entière, il aurait été dommage de s’en tenir à un événement strictement parisien. En 2004, les 12 programmes de rétrospective conçus pour l’occasion continuent donc de circuler dans les lieux souhaitant fêter avec nous cet anniversaire, et c’est avec le plus grand plaisir que nous avons saisi l’occasion de montrer l’un de ces programmes, ainsi qu’une carte blanche confiée au magazine Bref, dans le cadre du Festival International du Film de La Rochelle 2004.

Créée en 1983, l’Agence abrite, avec son stock de plus de 10 000 films, 30 années de mémoire du court métrage français. Dans l’élaboration des programmes-anniversaire, il s’agissait avant tout de regrouper des films que nous aimions et qui avaient marqué l’histoire de l’Agence, selon des axes thématiques et formels permettant une relecture contemporaine.

Plutôt que de montrer les « meilleurs » films courts ou de prétendre à l’exhaustivité, notre souhait était, à travers ces programmations rétrospectives, de poser des questions de cinéma et de faire résonner d’un film à l’autre des motifs qui, s’ils apparaissent ici dans des courts métrages, dépassent bien évidemment un champ circonscrit à une simple question de durée. Le programme « Films de famille », choisi par le festival, proposera ainsi trois films qui, partant de photographies ou de home movies, interrogent avec finesse le cinéma sur son rapport au temps, à la mémoire et à ce qui a été.

Le programme concocté par Jacques Kermabon, rédacteur en chef du magazine Bref, proposera, lui, de découvrir quelques films européens qui ont accompagné l’évolution de la revue en même temps que celle de l’Agence du court métrage. La poignée de films présentés ici ne représentent au final qu’une infime partie des œuvres que nous défendons, mais ils justifient pleinement, nous l’espérons, le travail de diffusion entrepris depuis 20 ans.