Exposition "Autour des Frères Prévert"

Exposition "Autour des frères Prévert"

Du samedi 27 juin au dimanche 5 juillet
De 10h à 18h / Salle des rencontres à La Coursive

Exposition "Autour des frères Prévert"

Du samedi 27 juin au dimanche 5 juillet
De 10h à 18h / Salle des rencontres à La Coursive

Jacques (l’aîné), le bagarreur, et Pierrot (le cadet), le doux, se sont soutenus et aimés toute leur vie durant. Ils ont aussi partagé, au fil des ans, un groupe d’amis considérable. Et ils ont travaillé ensemble. Mais ce travail, le cinéma, était tellement lié à la vie qu’il était aussi une façon d’être ensemble. Il était une manière de réunir le groupe, la famille, la fratrie. De donner du boulot à l’un, à l’autre, de passer du bon temps, de rire, de boire et de manger. À ce titre, le merveilleux court métrage Paris mange son pain (1958, 20 minutes) est exemplaire : Jacques a écrit, Pierre a filmé, et chaque plan de ce qui est sensé être un documentaire sur les rites du repas dans la capitale, rassemble la fine fleur de « la belle équipe ». Le Festival montrera bien sûr les chefs-d’oeuvre issus de l’association Jacques Prévert / Marcel Carné comme Drôle de drame , Le Quai des brumes , Les
Enfants du Paradis et les autres, mais aussi les irrésistibles comédies moins connues montées par les deux frères et leurs amis que sont Adieu Léonard et Voyage surprise , témoins d’une époque où l’on ne se prenait surtout pas au sérieux...

Prune Engler

 Avec la collaboration de l'INA

Jacques Prévert dans les fonds de l'INA

Jacques Prévert est présent sur les ondes de la radio publique française de la fin des années 40 jusqu’en 1974. Il parle de l’enfance qui le fascine, de Paris, du bonheur, mais aussi de la difficulté de parler de la poésie qu’il préfère dire, lire, réciter, qu’elle soit de lui ou d’autres. Si les traces des interventions de Jacques Prévert sont nombreuses, celles qui concernent son oeuvre le sont plus encore. Ses textes sont repris ou chantés par les plus grands noms du music-hall de l’après-guerre (Pierre Brasseur, Marianne Oswald, Yves Montand, Juliette Gréco, Serge Reggiani, Suzy Solidor, Roger Blin…) parfois accompagnés au piano par Joseph Kosma ou mis en musique par des orchestres. Ses poèmes sont très régulièrement cités et interprétés dans les soirées entières que la radio consacre à la poésie. Enfin, plusieurs de ses textes sont adaptés pour la radio, Les visiteurs du Soir en 1945 et en 1959, Bonne nuit capitaine en 1948, Le métro fantôme en 1951.

Comme à la radio, la présence de Jacques Prévert à la télévision publique y est importante et régulière jusqu’en 1977. A l’occasion de l’édition en 1955 du recueil de poèmes La pluie et le beau temps, le magazine littéraire Lectures pour tous, en la personne de Pierre Dumayet, rend visite au poète qui offrira aux rares téléspectateurs de l’époque - comme un premier cadeau qui se répétera - la lecture de quelques uns de ses poèmes. De ce jour où il apparaît pour la première fois à l’image, il participera à de nombreuses émissions, reportages, documentaires, magazines … Il y parlera poésie, cinéma, photographie, etc. et témoignera de la vie intellectuelle, artistique, politique de la première moitié du XXème siècle. Et en 1970, toujours avec Pierre Dumayet, il apostrophera même la télévision en s’adressant aux téléspectateurs droit dans l’œil de la caméra et en s’interrogeant sur la « liberté plutôt restreinte » de ce média grandissant.

Et après le cinéma et la radio, trois fictions seront adaptées, scénarisées, dialoguées par Jacques Prévert pour la télévision. Toutes les trois seront réalisées par Pierre Prévert : Le petit Claus et le grand Claus (1964), A la belle étoile (1966) et La maison du passeur (1966). Trois films qui seront réalisés par Pierre Prévert.

Joëlle Olivier / Ina-Sdec / mai 2009

Avec la collaboration de la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé

La Fondation Jérôme Seydoux – Pathé a pour but de sauvegarder et promouvoir le patrimoine culturel attaché à Pathé et à l’activité cinématographique constituant son environnement. C’est un centre de recherche sur l’histoire du cinéma à travers essentiellement l’histoire de Pathé.

Créé en 1896, premier groupe cinématographique mondial jusqu’à la guerre 1914-1918, Pathé a toujours joué un rôle de premier plan. Au cours de sa longue histoire, la société a constitué une importante collection d’affiches, de photos, de caméras et projecteurs, de matériel promotionnel et de documents (contrats, correspondances, documents sociaux, administratifs, financiers, …). Cette collection fournit un éclairage précieux à la fois sur l’histoire du cinéma et sur celle d’une entreprise du XXème siècle.

Au firmament de Pathé, un des films les plus connus et plus aimés du cinéma français : Les Enfants du paradis. Sortie à la Libération, cette gigantesque production, qui est resté présentée plus d’un an en exclusivité, a fait l’objet d’une importante publicité dont la fondation conserve aujourd’hui l’éclat, depuis les photographies, les synopsis, jusqu’aux nombreuses affiches. D’autres films encore témoignent de la collaboration entre Jacques Prévert et Pathé, parmi lesquels Drôle de drame, Adieu Léonard, Voyage Surprise.

La fondation Jérôme Seydoux – Pathé est heureuse d’apporter son concours à l’exposition du festival de La Rochelle, et elle remercie en particulier son commissaire N.T. Binh de présenter une partie du matériel de ces films.

Site Internet de la Fondation JérômeSeydoux : www.fondation-jeromeseydoux-pathe.com   

Avec la collaboration de Eugénie Bachelot-Prévert, Catherine Prévert et Daniel Vogel