Portraits de cinéastes

Portraits de cinéastes

Album de famille de cinéastes venus en visite à La Rochelle

John Boorman, portrait
Au printemps 2009, Michel Ciment et Philippe Pilard rendent visite à John Boorman qui les reçoit chez lui en Irlande. John Boorman évoque pour eux sa carrière, son enfance (ressuscitée dans Hope and Glory, 1987), ses débuts, quelques-uns de ses films : Point Blank (1967) et sa rencontre avec Lee Marvin, Marcello Mastroianni dans Leo the Last (1970), le mythique Excalibur (1981), etc. Et aussi The Tiger's Tail (2006), avec Brendan Gleeson, où Boorman anticipe la crise financière qui a, depuis, frappé l'Irlande !

Mystère Egoyan (Le)
Véritable arpenteur de l'imaginaire, Atom Egoyan chamboule toute la grammaire du langage cinématographique en pulvérisant plusieurs concepts de base de la narration de fiction traditionnelle. Ce documentaire propose conjointement un portrait du cinéaste, en même temps qu'un document sur l'oeuvre qu'il a accomplie à ce jour. Nous allons à rebours dans le temps pour évoquer les 13 longs métrages du cinéaste mais aussi ses tout premiers courts métrages dans lesquels on trouve certainement les prémices de son oeuvre future. Mené sous la forme d'une enquête, ce documentaire tente de découvrir le processus de création de l'artiste et d'éclairer l'aspect le plus énigmatique et singulier de son travail : l'écriture.

Ouragan Kalatozov (L')
Le film retrace l’itinéraire complexe de Mikhaïl Kalatozov (Palme d’Or du Festival de Cannes en 1958 pour son chef d’oeuvre Quand passent les cigognes), très impliqué dans l’histoire politique, culturelle et diplomatique de l’ex-URSS. Son fils Giorgi-Tito puis son petit-fils, un autre Mikhaïl, ont poursuivi ses recherches dans leurs propres oeuvres, chacun avec talent. Qu'a pu apporter la dynastie des Kalatozichvili au cinéma géorgien, russe et mondial ? Mikhaïl Kalatozichvili (décédé en octobre 2009) revient sur l'épopée familiale et témoigne des errances actuelles du cinéma russe. À son écoute et en regard des images sauvées par trois générations, les langues se délient.

Nico Papatakis, portrait d'un franc tireur
Ce film propose un portrait radical de Nico Papatakis, cinéaste français d'origine gréco-abyssinienne. Éternel exilé, ce jeune homme de 90 ans est l’auteur de cinq films seulement. Cinq films qui font, chacun, l'effet d'une bombe lors de leur sortie. Cinq films qui constituent une oeuvre personnelle qui ne semble influencée par personne et n'a été, semble-t-il, imitée par personne. Poursuivi pour ses engagements militants pendant la guerre d'Algérie, ami  de Jean Genet et producteur de John Cassavetes, fondateur de la Rose Rouge, célèbre cabaret de Saint-Germain des-Prés, mais cinéaste avant tout, Nico Papatakis est un homme solitaire et secret. Il se confie ici pour la première fois devant une caméra.

Daniel Schmid, le chat qui pense
Daniel Schmid, né en 1941, était le fils d’un hôtelier de Flims. Stimulé par les histoires de sa grand-mère, l’enfant doué découvre l’art de l’expressivité: le hall de l’hôtel de ses parents devient une scène et lui-même un conteur d’histoires qu’il restera pendant toute sa vie. Le film ressemble à un mystérieux kaléidoscope de personnages et de lieux. Il nous entraîne dans un impétueux voyage cinématographique à travers la vie et l’oeuvre de l’un des artistes les plus extraordinaires du cinéma suisse. Quand il était enfant, Daniel Schmid savait déjà que le monde commençait derrière la montagne du Flimserstein. Un monde entre la réalité et la fiction.