Sous le soleil exactement de Jean-Luc Godard de Pierre Gaspard-Huit de Jean-Luc Godard de Jean-Luc Godard de Jacques Rivette de Jean-Luc Godard de Anna Karina de Rainer Werner Fassbinder

141

L'Etranger

Résumé

Alger, 1935. Un modeste employé, Meursault, enterre sa mère sans manifester le moindre sentiment. Le lendemain, il se lie avec une jeune collègue, Marie, puis reprend sa vie de toujours, monotone, qu’un voisin, Raymond, vient perturber. Un dimanche, sur une plage, il tue un Arabe, qui semblait harceler Raymond depuis plusieurs jours…

« Visconti est resté rigoureusement fidèle à l’œuvre de Camus. Toutes les scènes, sauf une, ont été tournées en Algérie, dans les villes et villages où Camus a vécu et qui constituent la toile de fond colorée de son film. Visconti a réussi à transposer en images la profonde signification de L’Étranger. Il a choisi Mastroianni à cause de son tempérament méditerranéen, si proche de Camus et de son héros. Pour donner de l’authenticité à la scène du meurtre, qui semble un acte gratuit, il fallait reconstituer ce climat de chaleur et de lumières inhumaines qui a déclenché le geste incompréhensible de Meursault. Visconti a réussi ce tour de force. »

Jean Lorry, Combat, 31  août 1967

L'Etranger de Luchino Visconti

Italie • fiction • 1967 • 1h50 • couleur • vostf

L'Etranger

Titre original

Lo Straniero

Interprétation

Marcello Mastroianni, Anna Karina, Bernard Blier, Georges Géret, Georges Wilson, Bruno Crémer, Jacques Herlin

Générique

SCÉNARIO  Luchino Visconti, Suso Cecchi D’Amico, Georges Conchon, Emmanuel Roblès, d’après le roman d’Albert Camus
IMAGE Giuseppe Rotunno
MUSIQUE Piero Piccioni
MONTAGE Ruggero Mastroianni
PRODUCTION Raster Films
SOURCE Les Acacias

Hommages : Anna Karina

Sous le soleil exactement

Jean-Bernard Pouy

L'AK 64 n'est pas une version récente de la Kalashnikov. C'est simplement une histoire de cristallisation stendhalienne. Le rouge et le noir. Sans doute les couleurs de la jupe à carreaux d'Anna Karina dans Bande à Part de Jean-Luc Godard, même si ce film, datant de 1964, est en noir et blanc. Le départ de mon attachement irraisonné pour cette fée se situe là, exactement là, au moment où j'ai découvert, dans cet hommage caché à Queneau (elle s'y appelle Odile et, à la fin, on la croque), qu'Anna Karina ressemblait tout à coup, c'était évident, à la jeune fille dont j'étais amoureux à l'époque, même si cette dernière était blonde comme une héroïne de Bergman. Que s'est-il passé, ce jour-là ?

Quatre ans avant les événements et en plein bouleversement urbanistique des alentours de la capitale, le cinéaste peint les aventures polardo-amoureuses d'un trio d'aigrefins un peu dépassés par la vie, littéraires en diable, mais divinement libertaires. Tout ça dans un triangle dont la pointe nord se situerait du côté de la Bastille et la base vers Saint-Maurice et tous ces endroits où la Marne se meurt en s'évanouissant dans la Seine. Et c'est tout. Pourtant, ce film fut une captation. Un rapt. Un enlèvement. Je me suis retrouvé, sans l'avoir prévu, à courir derrière AK, non pas pour la rattraper, mais pour venir à son niveau. Car elle avait tout à coup beaucoup d'avance, comme Godard en avait par rapport au cinéma. D'ailleurs, pendant le film, elle court beaucoup, comme si elle fuyait quelque chose, peut-être une lourdeur du temps présent, ou l'annonce d'un futur catastrophique. Elle en traverse, des jardins, en piétine, des plates-bandes, en escalade, des murets. Elle ne respire qu'en courant, ne se calme qu'en arpentant, sur son antique bicyclette, la complexe frontière entre la ville et sa banlieue. Avec sa jupe à carreaux, et ses chaussettes noires. J'habitais, alors, dans le pavillon de mes parents. Qui dit pavillon, dit jardin. Le jardinet, devant, le vrai jardin, derrière. Le troène devant, le pommier derrière. Dans le récit, ce sera d'ailleurs le lieu où l'histoire se clôt, où la mort rôde, où l'avenir se tisse sous un arbre dont j'ai oublié le nom.

J'étais donc banlieusard, version sud, et, à présent, j'habite du côté de Bastille. Inconsciemment, tout au long d'une vie, la mienne, j'ai fait le même parcours qu'Anna dans Bande à Part. J'y ai mis le temps. D'ailleurs, ce n'est pas la seule correspondance involontaire. Par exemple, j'ai appris depuis que l'actrice jouant la bourgeoise que les protagonistes veulent cambrioler, était la mère d'un de mes camarades de lycée, la même année. Plus tard, le jour où, angoissé, j'ai passé les 3 jours, en sortant de la caserne de Vincennes, enfin réformé, j'ai été boire le verre de la libération, juste en face, dans le grand café où la sublime scène du "madison" avait été tournée. Ce ne pouvait pas être autrement. Debout devant le comptoir, j'ai, pensif et immobile, rejoué l'étonnante chorégraphie de cette séquence. J'y étais. Et j'étais Sami Frey, avec son chapeau, amoureux transi, et j'étais Anna, et aussi Claude Brasseur qui, pendant un cours d'Anglais inénarrable, lui avait écrit, sur un bout de papier: "To bi or not to bi contre votre poitrine, zat is ze question."

La belle Anna, seule en son genre, avait pourtant déjà traversé l'intime de ma jeune cinéphilie. L'étudiante du Petit Soldat, ombre légère, un peu myope et hébétée, au moins aussi larguée que j'étais face à ce récit qui s'inventait comme politiquement incorrect. L'improbable strip-teaseuse en mal d'enfant d'Une femme est une femme, fine silhouette virevoltante, avec cette voix rauque qui subjugue les adolescents, et un accent venu de nulle part (c'est-à-dire de chez Dreyer), aussi inquiétant que charmant ("je mets le pyjama ou la chemise de la nuit?"). Celle, qui, cerise sur le gâteau, collectionne les "Série Noire". Je ne savais pas encore, que, vingt après, j'entamerais une autre façon d'envisager une telle collection. Elle avait eu beau être la femme poussée à la prostitution de Vivre sa Vie, elle restait, à notre soulagement, d'une pudeur exemplaire, de cette retenue qui génère, a contrario, les fantasmes les plus idéalistes, comme celui de discuter avec Brice Parain...

Depuis, elle a résisté à tout, et notamment au statut de muse et de compagne d'un cinéaste, sans doute le plus important du monde de la Terre. Il lui fut certainement difficile d'être et de jouer à la fois la destinataire de lettres d'amour et de rupture, lettres filmées ayant, (heureusement pour elle, mais ça ne pouvait pas être autrement), le statut de chef d'oeuvre. Peut-être parce qu'elle a toujours su garder, encore aujourd'hui, cette "immaturité" chère à Gombrowicz, qui, à la fois, tend à nous protéger à jamais des dégâts de l'âge adulte et à garder la pulsion incroyable et éphémère des derniers jours de l'adolescence.

C'est peut-être pour cela qu'elle aime chanter et qu'elle chante toujours. Et qu'elle chante depuis le début. Ces petits airs passagers et entêtants qui sont la musique de l'épaisseur du temps et de la fragilité des jours, des airs aussi simples que poignants, impossibles à chantonner à sa place. Aujourd'hui encore, avec Philippe Katerine, elle joue peut-être dans un film où l'on chante. Avec le temps, on peut se demander si Pierrot le Fou est un film où il y a les plus belles chansons du monde, ou bien une longue chanson triste avec des vrais morceaux de film autour. Qui n'a pas rêvé, par exemple, de se faire réveiller, un matin, par quelqu'un, en peignoir, la casserole à la main, chantonnant comme si le soleil ne venait de se lever que pour elle ? Quant à sa ligne de hanches, nous sommes d'accord, c'est notre ligne de chance.

Et pourtant, quand, laminé par la modernité du film (Aragon avait même dit: "je tiens JLG pour l'honneur du cinéma d'aujourd'hui"), et effondré d'y sentir le désespoir d'une séparation, je suis sorti, la première fois, de la projection de Pierrot le Fou, bouleversé, ne sachant plus si le réel était une illusion, je me suis demandé où pouvait être Marianne/AK. Pour l'aider, la rassurer, la convaincre que tout ça ce n'était que du cinéma, que c'était idiot de penser que "le cinéma c'était la vie".

François Weyergans a dit, à l'époque, que Jean-Luc Godard, c'était lui, et que c'était lui, François Weyergans qui avait fait tous les films de Jean- Luc Godard. Et bien moi, je vous dis qu'Anna Karina, c'est moi, et que tous les rôles qu'a tenus Anna Karina, c'est moi qui les ai joués.

Depuis, le temps a passé, à la grande vitesse de 24 images par seconde. On a su, on a vu. Tant de films. Y compris celui (Vivre Ensemble) qu'elle a dirigé elle-même. Tant de rôles, si différents, et souvent ceux d'héroïnes mythiques. Comment une personne respirant une telle fragilité butée, pouvait-elle habiter des femmes mystiques, solaires ou maudites, déjà épuisées par la littérature? Et quelle littérature ! Diderot, Camus, Durrell, etc.! Peut-être parce qu'elle avait décidé, à l'avance, de ne pas être une star, mais tout simplement une de ces frêles étoiles scintillantes dans le fond bleu nuit de l'écran, ce cadre indestructible devant lequel chacun, dans sa vie, au moins une fois, existe vraiment.

Moi, quand j'ai vu Bande à Part, j'ai entamé ma vie.

Peut-être qu'elle n'est que danoise, Anna. Une terre sans cesse menacée par le flux liquide d'un océan de larmes et de sueur. En tout cas, elle est celle qui équilibre l'Histoire. Shakespeare énonçait qu'il y avait quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Anna Karina nous prouve le contraire. Ça fait une moyenne.

Mais je me méfie : je ne me souviens que trop bien de la fin de la célèbre, trop célèbre séquence où AK déambule sur la plage en psalmodiant "qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire". Ferdinand lui lance, d'un ton rogue: "Silence ! J'écris !".

Ce que je suis en train de faire. Alors, je me tais. Mais, au fond de moi, je vais bien faire attention à ne pas quitter, mentalement, Anna Karina. Je n'ai aucune envie de me faire sauter le caisson, comme Belmondard, à la fin de Pierrot le Fou.


Une femme est une femme

Résumé

Un enfant ! Angela, strip-teaseuse dans le faubourg Saint-Denis, fait un caprice. Elle veut un enfant, et vite ! Émile, l'homme de sa vie, trop absorbé par sa passion du cyclisme, ne l'entend pas de cette oreille. Très bien ! Un autre homme fera l'affaire. Et pourquoi pas Alfred, voisin et ami, soupirant infatigable de la belle Angela ? D'ailleurs, il est volontaire. Le jeu c'est la vie et Angela joue avec l'amour d'Alfred, la jalousie d'Emile et avec ses propres désirs...

Une femme est une femme de Jean-Luc Godard

France - 1961 - 84 min - 35 mm - couleur

Titre original

Interprétation

Anna Karina (Angela), Jean-Claude Brialy (Émile), Jean-Paul Belmondo (Alfred), Nicole Paquin (Suzanne), Ernest Menzer (le patron du cabaret), Marie Dubois, Jeanne Moreau, Marion Sarrault

Générique

Scénario Jean-Luc Godard

Image Raoul Coutard

Musique Michel Legrand

Montage Agnès Guillemot, Lila Herman

Décors Bernard Evein

Son Guy Villette

Production Georges de Beauregard


Shéhérazade

Résumé

En 809, Charlemagne envoie une ambassade extraordinaire au Calife de Bagdad. En chemin, Renaud de Villecroix, à la tête de cette mission, sauve la princesse Shéhérazade qui se rend également à la cour du Calife afin de l'épouser. D'emblée, Renaud et Shéhérazade s'aiment passionnément, mais ils sont résignés à accomplir leurs devoirs respectifs. Le destin en décidera autrement et l'ambition et les manigances du grand Vizir les entraîneront dans toutes sortes d'aventures...

Shéhérazade de Pierre Gaspard-Huit

France - 1962 - 124 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : Pierre Gaspard-Huit, Marc-Gilbert Sauvajon Image : André Domage, Christian Matras Musique : André Hossein Montage : Louisette Hautecoeur Decors : Francisco Canet, Georges Wakhevitch Son : Antoine Petitjean Production : Michel Safra, Serge Silberman Interpretation : Anna Karina (Shéhérazade), Gérard Barray (Renaud de Villecroix), Antonio Vilar (Haroun-al-Raschid), Giuliano Gemma (Didier), Marilù Tolo (Shirin), Fausto Tozzi (Barmak), Gil Vidal (Thierry)

Vivre sa vie

Résumé

Nana, vendeuse dans un magasin de disques, fréquente depuis quelques années Paul, un journaliste raté. Ensemble, ils ont eu un petit garçon qu'ils ont placé chez quelqu'un, parce que trop fauchés pour s'en occuper. Nana s'ennuie et voudrait changer de vie, même si elle éprouve encore de la tendresse pour Paul. Elle aimerait surtout résoudre ses problèmes d'argent. Un soir, elle accepte de suivre un inconnu à l'hôtel...

Vivre sa vie de Jean-Luc Godard

France - 1962 - 85 min - 35 mm - noir et blanc

Titre original

Interprétation

Anna Karina (Nana), Sady Rebot (Raoul), André S. Labarthe (Paul), Peter Kassovitz (le jeune homme), Monique Messine (Elisabeth), Guylaine Schlumberger (Yvette), Eric Schlumberger (Luigi)

Générique

Scénario Jean-Luc Godard

Image Raoul Coutard

Musique Michel Legrand

Montage Agnès Guillemot, Lila Lakshmanan

Son Guy Villette, Jacques Maumont

Production Les Films de la Pléiade


Pierrot le fou

Résumé

Lors d'une réception, Ferdinand retrouve Marianne, une ancienne maîtresse qui le surnomme Pierrot. Après avoir passé la nuit ensemble, ils sont obligés de fuir car un cadavre se trouve dans leur chambre. Ils échouent au bord de la mer. Mais Marianne s'ennuie...

Pierrot le fou de Jean-Luc Godard

France - 1965 - 115 min - 35 mm - couleur

Titre original

Interprétation

Jean-Paul Belmondo (Ferdinand), Anna Karina (Marianne), Dirk Sanders (le frère), Graziella Galvani (Maria), Raymond Devos (l'homme du port), Roger Dutoit (gangster), Hans meyer (gangster)

Générique

Scénario Jean-Luc Godard

Image Raoul Coutard

Musique Antoine Duhamel

Montage Françoise Collin

Décors Pierre Guffroy

Son René Levert

Production Georges de Beauregard, Dino de Laurentiis


Religieuse (La)

Résumé

Le XVIIIe siècle. Suzanne Simonin est envoyée de force par ses parents au couvent de Longchamp que dirige Mme de Moni. Cette dernière la convainc d'accepter son destin et Suzanne prononce ses vœux, contre son gré. À la mort de la supérieure, la jeune fille se heurte à la discipline de fer imposée par sa remplaçante, mère Sainte-Christine. Transférée au couvent d'Arpajon, où règne une totale liberté, Suzanne doit faire face aux avances de la religieuse Mme de Chelles...

Religieuse (La) de Jacques Rivette

France - 1966 - 130 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : Jean Gruault, Jacques Rivette Image : Alain Levent Musique : Jean-Claude Eloy Montage : Denise de Casabianca Decors : Jean-Jacques Fabre Son : Michel Fano, Urbain Loiseau, Guy Villette Production : Roger Ferret, Georges de Beauregard Interpretation : Anna Karina (Suzanne), Liselotte Pulver (Mme de Chelles), Micheline Presle (Mme de Moni), Francine Bergé (mère Sainte-Christine), Francisco Rabal (Dom Morel), Christiane Lenier (Mme Simonin), Wolfgang Reichman (Père Lemoine)

Made in USA

Résumé

Une jeune journaliste enquête sur la mort de l'homme qu'elle aimait. Il aurait été tué par la police. Elle découvre la réalité de la société moderne, avec ses truands, ses barbouzes, ses policiers véreux. Un monde féroce de complots politiques et de règlements de comptes...

Made in USA de Jean-Luc Godard

France - 1967 - 90 min - 35 mm - couleur

Titre original

Interprétation

Anna Karina (Paula), Jean-Pierre Léaud (Donald), László Szabó (Richard), Yves Afonso (David Goodis), Ernest Menzer (Edgar Typhus), Jean-Claude Bouillon (l'inspecteur), Kyoko Kasaka (Doris Mizoguchi)

Générique

Scénario Jean-Luc Godard

Image Raoul Coutard

Musique Antoine Duhamel

Montage Françoise Collin, Agnès Guillemot

Son René Levert

Production Georges de Beauregard, Anouchka Films, Sepic


Vivre ensemble

Résumé

Alain, professeur d'histoire, se sent mal dans sa peau. Il vit avec Sylvie, une amie d'enfance, qu'il aurait sans doute épousée s'il n'avait rencontré, à Saint-Germain-des-Prés, Julie, une jeune fille fantasque et très libre. Alain s'installe chez Julie. L'insouciance le gagne très vite : il finit par ne plus du tout aller travailler...

Vivre ensemble de Anna Karina

France - 1973 - 110 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : Anna Karina Image : Claude Agostini Musique : Claude Engel Montage : Françoise Colin, André Choty Decors : Jean Dutreix Son : Henri Roux Production : Raska, S.N.C. Interpretation : Anna Karina (Julie), Michel Lancelot (Alain), Gérard Péreira (Bruno), Viviane Blassel (Véra), Monique Morelli (Mme Marie)

Roulette chinoise

Résumé

Gerhard, un riche Allemand, part pour le week-end dans sa maison de campagne en compagnie d'Irène, sa maîtresse. Son épouse, Ariane, croyant qu'il est en voyage d'affaires, s'y rend elle aussi avec Kolbe, son amant, un associé de Gerhard. Les deux couples illégitimes se retrouvent donc sur place. Peu après surgit Angela, la fille des propriétaires. Le soir, elle propose de jouer à un jeu cruel : la "roulette chinoise"...

Roulette chinoise de Rainer Werner Fassbinder

Allemagne - 1976 - 90 min - 35 mm - couleur

Titre original

Chinesisches Roulette

Interprétation

Anna Karina (Irène), Margit Carstensen (Ariane), Ulli Lommel (Kolbe), Alexander Allerson (Gerhard), Andrea Schober (Angela), Macha Méril (Traunitz), Brigitte Mira (Mme Kast)

Générique

Scénario Rainer Werner Fassbinder

Image Michael Ballhaus

Musique Peer Raben

Montage Ila Von Hasperg

Décors Curd Melber

Son Roland Henschke, Wolfgang Hoffmann

Production Albatros Produktion, Les Films du Losange, Multiciné