L'admirable visage froissé de Maurice Ronet de Maurice Ronet de Bertrand Blier de Maurice Ronet de Michel Deville de Alexandre Astruc de Marcel Carné de Jacques Deray de Alexandre Astruc de Jacques Doniol-Valcroze

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Rétrospectives : Maurice Ronet

L'admirable visage froissé de Maurice Ronet

Jean-Christophe Ferrari

La filmographie d'un acteur, son parcours, sa carrière, coïncident le plus souvent avec l'histoire de son corps, de son visage, de sa voix. Comment évoquer la carrière de John Wayne, par exemple, sans décrire le mûrissement mélancolique de l'expression et le gain en tranquille autorité de la silhouette ? Le corps de Maurice Ronet cependant semble, lui, constamment s'effacer. Mal à l'aise ? Pas vraiment. Gêné ? Non plus. Embarrassé ? Non, ce n'est pas cela. Fantomatique plutôt, comme inapte, il suffit d'être attentif aux séquences inspirées des musicals hollywoodiens du Voleur du Tibidabo (1964), à habiter son corps, à l'investir pleinement. La silhouette est élégante, pourtant. Longues jambes. Torse court. Mais avec ce quelque chose de très légèrement raide, cet imperceptible manque de délié qui, sans en altérer l'élégance - un peu comme le Bartleby du film éponyme - semble vouloir s'évanouir au profit de la seule intensité désespérée du regard. L'histoire d'un visage, donc. C'est-à-dire la chronique de ses plis, les annales de sa peau, le chant de ses cils, l'épopée de son élasticité, de sa rugosité, de sa pilosité. Les saisons de son éclat, les juillets2 de son lissé et de son empâtement. La dérive de son ossature, liée, ce n'est pas un secret, à un goût prononcé pour l'alcool3.
Maurice Ronet, en effet, aura bien souvent endossé les vêtements d'êtres à la dérive. Que cela soit une dérive éthylique et suicidaire (Le Feu follet de Louis Malle, Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné, Raphaël ou le débauché de Michel Deville), une course torturée et impuissante au-devant de quelque malédiction (La Dénonciation de Jacques Doniol-Valcroze, Le Puits et le pendule d'Alexandre Astruc, Le Rendez-vous de minuit de Roger Leenhardt, Les Oiseaux vont mourir au Pérou de Romain Gary) ou l'errance stagnante, velléitaire, un peu veule (Plein soleil de René Clément, La femme infidèle et Le Scandale de Claude Chabrol, La Piscine de Jacques Deray, Beau-père de Bertrand Blier, La Ronde de Roger Vadim). Le visage de l'acteur expose à la lumière et aux ombres de l'écran les traces de déchéances vagabondes qu'il n'aura sans doute pu si bien incarner qu'en puisant aux sources d'un désespoir intime. A le scruter à différents stades de son âge, on ne constate pas seulement le vieillissement d'un physique de jeune premier (celui de Gueule d'ange de Marcel Blistène ou d'Un Grand patron d'Yves Ciampi), mais bien son affaissement : empâtement du menton, relâchement des joues, plis d'amertume aux commissures des lèvres, fixation du regard4. Si bien que le constat cruel d'un des pensionnaires de la clinique de Versailles dans le Feu Follet pourrait en résumer le parcours : "Ce jeune homme a ramené une bien mauvaise mine de Paris ; il était plus beau, il y a quelques années." Le visage, il est vrai, est dès le départ d'une féminité fragile, menacée. Lorsque, aujourd'hui, je regarde Ascenseur pour l'échafaud ou Le Voleur du Tibidabo, je m'étonne de ses longs cils comme lissés au Kohl, de son nez délicat, de son sourire de belle indifférente un peu lasse, de ses grands yeux noyés, de sa bouche finement ourlée qui paraît ne pas savoir si elle doit s'offrir ou - témoignage de refus - se retrousser, se plier vers l'intérieur. La voix. Nous évoquions la voix des acteurs. Que celle de Ronet est singulière ! Rocailleuse sans être rauque. D'une densité pierreuse sans cesse au bord de dérailler dans l'aigu. D'une lenteur affolée. D'une suavité morne. D'une politesse compassée toujours menacée d'accents cruels et métalliques. Une voix de dandy qui ne sait jamais exactement comment se poser. Une voix d'homme qui, même si elle le désire, doute de pouvoir toucher le c?ur des autres.
Le jeu de Ronet bouleverse surtout lorsqu'il interprète les dandys désespérés. Comme, par exemple, dans Raphaël où il campe un libertin dont les conquêtes féminines, un peu comme Octave dans Les Caprices de Marianne d'Alfred de Musset, masquent mal la détresse. La vie de Raphaël, jeune dandy qui joue les Don Juan, s'use dans l'alcool avant de répondre avec une sorte de désespoir à l'amour d'Aurore (Françoise Fabian), puis se détruit pour ne pas la souiller. Ou, encore, dans Trois chambres à Manhattan où il se montre si vulnérable, si désorienté, qu'il se cramponne, des heures indécises de la nuit aux matins incertains, à une femme levée dans un bar (Annie Girardot). Ou, enfin, dans La Femme infidèle lors de la séquence où il (l'amant) s'entretient, sur le ton de la conversation mondaine, avec Michel Bouquet (le mari trompé). Maurice Ronet y excelle (un peu comme dans Plein soleil) à faire ressentir l'irrésolution, la faiblesse de caractère, la lassitude. Mais son plus beau rôle fut sans aucun doute celui d'Alain Leroy dans Le Feu follet. Le c?ur se serre toujours, aujourd'hui, à observer la trajectoire de cet homme en gris dans les rues de Saint-Germain des prés et le long de l'avenue des Champs-Elysées. On a envie de l'arrêter, de plonger ses yeux dans les siens, de lui adresser un mot fraternel. Mais rien à faire, Alain Leroy part de Versailles, vagabonde à travers la capitale, puis rentre à Versailles et s'y donne la mort. Englouti par le vrombissement des automobiles, le hurlement sourd de la foule, les bavardages frivoles et l'âpreté des banlieues, il s'éloigne inexorablement de nous. Faussement décontractée, les yeux morts, la bobine éberluée, le regard fuyant, l'âme humiliée, le souffle court, la silhouette mobile se faufile de l'hôtel du quai Voltaire au Café de Flore. Comment oublier son regard suppliant, les yeux rivés sur Solange (Alexandra Stewart) : "Ecoutez, Solange, vous comprenez, vous êtes la vie. Eh bien, écoutez, la vie, je ne peux pas vous toucher. C'est atroce. Vous êtes là devant moi, et pas moyen, pas moyen. C'est drôle la vie, hein ? Tu es une jolie femme, bonne, tu aimes l'amour et pourtant, nous deux, rien à faire, hein ?"5 ? La faculté de Ronet à interpréter des personnages qui se laissent happer par l'opacité énigmatique du monde le prédisposait à faire sien des univers étranges, fantastiques. Ce fut le cas avec l'?uvre d'Edgar Allen Poe. En tant qu'acteur d'abord puisqu'il fut le narrateur du sketch Metzengerstein mis en scène par Roger Vadim (1967) et le personnage principal du Puits et le pendule d'Alexandre Astruc pour lequel il joue un condamné à mort par l'Inquisition dont les esprits s'égarent dans une sorte de délire logique. En tant que metteur en scène, ensuite, puisqu'il mit en scène pour la télévision Ligeia (1981, avec Joséphine Chaplin et Arielle Dombasle) et Le Scarabée d'or (1981, avec Claudio Brook et Vittorio Caprioli), autant de fantasmagories où la mathématique fête d'énigmatiques fiançailles avec la démence. Qu'il dirigea, enfin, L'Île des dragons, documentaire hallucinant sur les lézards géants du cinquième continent.
Car, il est temps désormais d'y insister, Maurice Ronet fut aussi un metteur en scène de grand talent. Autant Le Voleur du Tibidabo, bien que Ronet y exprime une désinvolture toute personnelle et agacée à l'égard de son image de dandy cosmopolite et fêtard, souffre de quelques flottements ; autant Bartleby, réalisé pour Antenne 2 en 1976, est un film superbe. La modernisation du roman de Melville - l'histoire se déroule dans un bureau de la galerie Vivienne dans les années 1970 - témoigne d'une vision très personnelle des enjeux du récit de l'écrivain américain (le film fut co-écrit par Maurice Ronet, Yvan Bostel et Jacques Quoirez). La réalisation est d'une grande rigueur. En particulier dans son traitement de l'espace : le bureau, ses différentes pièces nettement divisées par des portes vitrées, des clôtures, un paravent ; les courses de Michael Lonsdale de sa voiture à son lieu de travail. La direction d'acteur force l'admiration : Lonsdale ne fut jamais aussi bon, Maxence Mailfort suscite curiosité et compassion, Maurice Biraud et Philippe Brigaud sont parfaits en petits clercs mesquins.
L'?uvre de Maurice Ronet, lui qui interpréta le compositeur italien de Bel canto, Vincenzo Bellini (A toi... toujours de Carmine Gallone, 1954), l'?uvre de Ronet donc, tant comme comédien que comme metteur en scène, semble être à l'image du romantisme de notre siècle, un romantisme décalé et tenté par l'effacement, romantisme qui voulut que Maurice Ronet, comme l'exprima fort élégamment Roger Boussinot, "marqua tous ses rôles" mais ne fut marqué par aucun et que, malgré son visage ouvert et ses traits fiévreux, il offrit au monde du cinéma "un exemple très rare de non-photogénie".6


Bartleby

Résumé

L'étude d'un huissier est assoupie dans la routine jusqu'à l'arrivée d'un certain Bartleby, aux méthodes de travail très particulières. Par son calme et son inlassable obstination à refuser les services demandés, il va s'attirer la haine et la pitié de ses collègues. "Bartleby est le contraire d'un récit arbitrairement hermétique. C'est le cri étouffé et pathétique d'un fou, autrement dit d'un sage, qui résiste à sa manière à la folie de ce que l'on appelle la vie normale : la réponse par l'absurde à l'absurdité ambiante." Stanislas Gregeois, Télérama, 8 mars 1978

Bartleby de Maurice Ronet

France - 1976 - 100 min - Beta SP - couleur

Titre original

Bartleby

Générique

Scenario : Yvan Bostel, Jacques Quoirez, Maurice Ronet Image : Claude Robin Musique : Gérard Anfosso Montage : Jean-Pierre Roques Decors : Jean Thomen, Jacques Bataille Son : Jean Millet, Michel Lemoine Production : Antenne 2 Interpretation : Michael Lonsdale (l'huissier), Maxence Mailford (Bartleby), Maurice Biraud (Dindon), Dominique Zardi (Cisaille), Jacques Fontanelle (Gingembre), Hubert Deschamps (le gérant), Serge Benneteau (un client)


Beau-père

Résumé

Rémi perd sa compagne, victime d'un accident de voiture. Son seul réconfort, il le trouve avec Marion, sa belle-fille âgée de quatorze ans, que réclame son père naturel, Charly... "Dewaere, lui, n'a jamais joué un personnage aussi paumé et Maurice Ronet lui donne magistralement la réplique : "il a le même air perdu que Dewaere ; c'est sa projection dix ans plus tard". De leur confrontation naît une impression de détresse indicible, quelque chose de déchirant et de déchiré, qui est peut-être l'émanation secrète de Bertrand Blier." Guy Teisseire, Le Quotidien de Paris, 22 mai 1981

Beau-père de Bertrand Blier

France - 1981 - 123 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : Bertrand Blier Image : Sacha Vierny Musique : Philippe Sarde Montage : Claudine Merlin Decors : Théobald Meurisse Son : Jean-Pierre Ruh Production : Sara Films, Films A2 Interpretation : Patrick Dewaere (Rémi), Ariel Besse (Marion), Maurice Ronet (Charly), Nicole Garcia (Martine), Nathalie Baye (Charlotte), Geneviève Mnich (Simone), Maurice Risch (Nicolas)

Vers l'île des dragons

Résumé

Un corps de trois mètres de long, une gueule à laquelle aucune proie ne résiste, tel est l'animal fantastique avec lequel Maurice Ronet se trouve un jour face à face dans les hautes herbes de l'île indonésienne de Komodo. Pourquoi cette rencontre insolite ? "J'ai décidé d'accomplir ce pèlerinage qui me hante depuis toujours, cette quête où se mêlent la soif de la découverte et le souvenir des légendes d'enfance." Maurice Ronet, L'Île aux dragons, J'ai lu, 1974

Vers l'île des dragons de Maurice Ronet

France - 1974 - 24 min - 35 mm - couleur

Titre original

Vers l'île des dragons

Générique

Scenario : Maurice Ronet Image : Guy Suzuki, Gérard Hamelin Musique : Joseph Haydn Montage : Thierry Derocles Production : Paris Cannes Productions, World Prod


Raphaël ou le débauché

Résumé

1830. Raphaël se livre à la débauche pour tuer l'ennui. Les orgies succèdent aux orgies dans une morne désespérance. Lorsque Raphaël rencontre Aurore, un désir impérieux l'envahit de posséder cette femme qui se refuse à lui... "Le visage de Maurice Ronet nous incite à ne pas enfermer entre deux dates, ce funambule qui s'avance sur la corde raide, au-dessus du vide, gardant l'équilibre au prix de gestes qui ressemblent à des appels aux secours, jusqu'à la chute." Jean-Louis Bory, Le Nouvel Observateur, 29 mars 1971

Raphaël ou le débauché de Michel Deville

France - 1971 - 110 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : Nina Companeez, Michel Deville Image : Claude Lecomte Musique : Vincenzo Bellini Montage : Nina Companeez Decors : Claude Pignot Son : André Hervé Production : Parc Films Interpretation : Maurice Ronet (Raphaël), Françoise Fabian (Aurore), Jean Vilar (Horace), Brigitte Fossey (Bernadine), Isabelle de Funès (Emilie), Anne Wiazemsky (Diane), Jean-François Poron (Giorgio)

Longue marche (La)

Résumé

Sous l'Occupation, le docteur Chevalier, enlevé par des maquisards, est contraint de soigner un chef de la Résistance. Des paysans les dénoncent et les nazis encerclent le camp. Le groupe entame alors une longue fuite à travers les Cévennes. "Ronet est un regard sceptique, le regard de quelqu'un qui voudrait échapper au carnage, rester hors jeu. En vain. La Longue Marche est un film dense, austère et profond qui ne saurait livrer ses richesses au spectateur distrait. C'est un cri passionné qui appelle un regard passionné." Jean Collet, Télérama, 19 juin 1966

Longue marche (La) de Alexandre Astruc

France - 1966 - 90 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : Alexandre Astruc, Jean-Charles Tacchella Image : Jean-Jacques Rochut Musique : Antoine Duhamel Montage : Claudine Bouché Decors : Pierre Cadiou Son : Pierre Calvet Production : Transatlantic Productions Interpretation : Robert Hossein (Carnot), Jean-Louis Trintignant (Philippe), Maurice Ronet (le docteur Chevalier), Jean-Pierre Kalfon (Piton), Berthe Grandval (la fille du pharmacien), Paul Frankeur (Morel), Robert Dalban (le pharmacien)

Trois chambres à Manhattan

Résumé

Déprimé après son divorce, François, un jeune comédien français, est venu tenter sa chance à New-York. Il y rencontre une jeune femme, Kay, dont il comprend bientôt qu'elle est comme lui, désemparée et solitaire. Ces deux naufragés parviendront-ils à unir leurs solitudes ? "Annie Girardot et Maurice Ronet donnent un concert gratuit de nuances. Un beau concert." Louis Chauvet, Le Figaro, 15 novembre 1965

Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné

France / Italie - 1965 - 112 min - 35 mm - noir et blanc

Titre original

Générique

Scenario : Jacques Sigurd, Marcel Carné Image : Eugène Schüfftan Musique : Mal Waldron Montage : Henri Rust Decors : Léon Barsacq Son : Jacques Lebreton Production : Les Productions Montaigne, F.C.M. Interpretation : Maurice Ronet (François), Annie Girardot (Kay), Geneviève Page (Yolande), Otto Eduard Hasse (Hourvitch), Roland Lesaffre (Pierre), Margaret Nolan (June), Virginia Vec (la chanteuse noire), Robert De Niro (un client au dîner)

Piscine (La)

Résumé

Tout à leur passion amoureuse, Jean-Paul et Marianne coulent des jours heureux dans une villa de Saint-Tropez. Harry, l'ex-amant de Marianne, vient les rejoindre, accompagné de sa fille de 18 ans. L'ambiance, amicale et indolente, se délite peu à peu... "Deray se souvenait de l'étonnant duo de Plein Soleil et il fut tenté de le reconstituer dix ans plus tard. L'antagonisme des deux personnages a évolué mais il est encore plus fort. Maurice Ronet, en particulier, accomplit une performance étonnante." Guy Teisseire, L'Aurore, 20 janvier 1969

Piscine (La) de Jacques Deray

France / Italie - 1968 - 120 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : Jean-Emmanuel Conil Image : Jean-Jacques Tarbès Musique : Michel Legrand Montage : Paul Cayatte Son : René Longuet Production : Société Nouvelle de Cinématographie Filmindustria Interpretation : Alain Delon (Jean-Paul), Romy Schneider (Marianne), Maurice Ronet (Harry), Jane Birkin (Pénélope), Paul Crauchet (l'inspecteur Lévêque), Steve Eckardt (Fred)

Puits et le pendule (Le)

Résumé

A Tolède, au temps de l'Inquisition, un prisonnier condamné à mort est jeté dans un cachot. Après les cruelles souffrances physiques qu'il a subies, il est maintenant voué à la mort et aux plus abominables tortures morales. Ainsi, le prisonnier passe-t-il alternativement par des états de frayeur à une espérance insensée de salut. "De ce récit angoissant imaginé par Edgar Poe, Alexandre Astruc a tiré une dramatique très construite. L'acteur Maurice Ronet, dans ce rôle écrasant, victime offerte à nos regards, est "admirable"."

Puits et le pendule (Le) de Alexandre Astruc

France - 1963 - 37 min - Beta SP - noir et blanc

Titre original

Générique

Scenario : Alexandre Astruc Image : Nicolas Hayer Musique : Antoine Duhamel Montage : Monique Chalmandrier Decors : André Bakst Son : Paul Bonnefond Production : ORTF Interpretation : Maurice Ronet (le prisonnier)

Dénonciation (La)

Résumé

Paris, octobre 1961. Michel Jussieu découvre le cadavre d'un journaliste d'extrême-droite. Mêlé par hasard à cet événement, il est appelé à seconder la police. Collaboration qui le fait insidieusement renouer avec les temps noirs, mais encore présents, de l'occupation nazie. "L'un des principaux atouts du film est son interprétation. Maurice Ronet a joué le personnage de Michel Jussieu en comédien sincère et chaleureux. C'est lui qui porte le film sur ses épaules, et il le fait sans défaillance." Louis de Baroncelli, Le Monde, 26 juillet 1962

Dénonciation (La) de Jacques Doniol-Valcroze

France - 1961 - 108 min - 35 mm - noir et blanc

Titre original

Générique

Scenario : Jacques Doniol-Valcroze Image : Henri Raichi Musique : Georges Delerue Montage : Bob Wade Decors : Pierre Guffroy Son : Guy Villette Production : Films de la Pléiade Interpretation : Maurice Ronet (Michel), Françoise Brion (Elsa), Nicole Berger (Eléonore), Sacha Pitoëff (le commissaire), Raymond Gérôme (Patrice de Laborde), Laurent Terzieff (le narrateur), Michael Lonsdale (un inspecteur)