Panorama du cinéma arménien de István Szabó de Souren Babaian de Robert Saakiants de Artavadz Pelechian de Artavadz Pelechian de Robert Saakiants de Andreï Khrjanovski de Goran Markovic de Stepan Galstyan de Drahomíra Vihanová

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Chère Emma

Résumé

Emma et Böbe, deux jeunes filles de province, enseignaient jusqu'à présent le russe dans une école de Budapest. Suite aux bouleversements politiques le russe disparaît des programmes scolaires. Afin de conserver leur emploi, elles apprennent l'anglais au cours du soir pour l'enseigner dès le lendemain matin à leurs élèves. Pour arrondir des fins de mois difficiles, Emma fait le ménage chez les riches et Böbe drague des étrangers dans les bars des hôtels. Elles tentent tout pour survivre, pour sauvegarder leur position sociale chèrement acquise sous le régime précédent.

Chère Emma de István Szabó

1992 - 90 min - 35 mm - couleur

Titre original

Edes Emma, draga Böbe

Générique

Scenario : István Szabó Image : Lajos Koltai Decors : Attila Kovács Interpretation : Johanna Ter Steege (Emma), Enikó Börcsök (Böbe), Péter Andorai (Stefanics), Éva Kerekes (Sleepy), Erzsi Pásztor (Frau), Hédi Temessy (Maria), Irén Bódis (Emmas) Production : Studio Objektiv (Budapest)


Sang (Le)

Résumé

Dans la vieille maison familiale, une pièce est fermée à clef et il règne autour d'elle une odeur de sang. Phantasmes, mémoire (familiale ou historique), rêves et cauchemars se mêlent dans l'esprit du héros, et dans le film. Pour exorciser les uns et les autres, Haik construit la croix, qu'il portera en haut de la colline dans le vieux cimetière dénudé.

Sang (Le) de Souren Babaian

1990 - 106 min - 35 mm - couleur

Titre original

Arioun

Générique

Scenario : Georgi Nikoleev Image : Haik Kirakosian Musique : Zouri Haroutounian Decors : Vardan Sedrakian Interpretation : Andrei Podochian (Haik), Galia Novents (Mariam), Vahan Artsrounian (Karlem), Vertchaluis Mirijanian (Vertchaluis), Srina Koulevskaia (Sofia) Production : Armen film

Bouton (Le)

Résumé

Un bureaucrate soviétique travaille dans un immeuble du centre d'Erevan. Mais chaque fois qu'il appuie sur un bouton (radio, téléphone, ascenseur) quelque chose explose... Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien du pays. A soviet bureaucrat works in a building in the center of Erevan. But each time he presses a button (radio, telephone, lift) there is an explosion... Until there is nothing left of the country.

Bouton (Le) de Robert Saakiants

1989 - 10 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : Robert Saakiants Image : A. Kourdian Musique : A. Kourdian Decors : Robert Saakiants Production : Armenfilm

Saisons (Les)

Résumé

Scènes de la vie campagnarde, des travaux des champs, des transhumances, des fêtes. Des meules glissent vertigineusement vers le bas d'une colline, accompagnées, retenues, autant que tirées par un paysan...

Saisons (Les) de Artavadz Pelechian

1972 - 30 min - 35 mm - noir et blanc

Titre original

Vremena goda

Générique

Image : M. Vartanov, B. Hovsepian, G. Tchavouchian Son : V. Kharlamenko Montage : A. Galstian


Boukhara bénie

Résumé

C'était probablement un rêve. Une minuscule salle de projection. Un Festival de cinéma. A Cannes peut-être ? Peut-être en 1992 ? Je suis seul, tout à fait seul dans cette salle. L'écran s'allume soudain. Une ville apparaît qui pourrait être Boukhara. Mais comment en être sûr puisque je n'ai jamais été à Boukhara. Je me sens progressivement entraîné dans un labyrinthe sans repères. Je cherche à me raisonner, à retrouver un semblant d'orientation. Peine perdue. C'est donc un rêve. Rêverais-je que je rêve ? J'essaye de me rassurer : je suis maintenant presque sûr d'être seul dans une salle de projection et d'assister au déroulement d'un film. Je décide donc de m'abandonner totalement aux fulgurances de l'écran. Que vois-je ? Où veut-on m'entraîner? Voici des ombres qui poursuivent d'autres ombres. Voici des personnages qui se laissent glisser sur des filins de coupoles en coupoles. Une bouche s'ouvre sur l'incendie d'une gorge. Un ouragan de courges et de citrouilles d'une violence inouïe traverse l'écran. Voici des livres, encore des livres, un étrange étranger, un inquiétant enfant-chanteur, une amazone vrombissante sur une moto ivre, la voix d'Edith Piaf - mais oui - qui interprète Les Blouses blanches dans le halo chaloupant d'un asile, un chanteur replet qui se prend pour le rossignol de Boukhara Je suis donc bien à Boukhara.! Je continue donc à rêver que je rêve. Je m'imagine donc à un carrefour du temps, des religions, des langues. Un éclair cinéphilique me livre les noms de Paradjanov et de Jodorowsky. L'écran s'élargit alors. Une lumière-araignée emprisonne une ville - fantôme où je crois entendre un solo de Louis Armstrong. Un éblouissement brutal me signale que mon rêve a pris fin. Suis je resté seul dans cette salle de projection ou ai-je toujours été seul ? Ce qui est sûr maintenant puisque je vois un générique en flash-back c'est que j'ai rêvé tadjik. Je décide d'emporter ce rêve tadjik au Festival de la Rochelle. Je me rends soudain compte que mon rêve tadjik était sous titré en anglais! De temps à autre je me surprends à me regarder dans les miroirs pour voir si par hasard je ne porte pas une "blouse blanche". (Jean-Loup Passek)

Boukhara bénie de Artavadz Pelechian

1988 - 135 min - 35 mm - couleur

Titre original

Blagoslovennaïa Bukhara

Générique

Scenario : Oulougbek Sadykov, Bako Sadykov Image : Rifkat Ibraguimov Decors : Vladimir Salimov Interpretation : Ato Moukhamedjanov, Oumed Sadykov Production : Studios Tadjikfilm - Groupement Katarsis

Tout va très bien, madame la marquise

Résumé

Une extraordinaire transposition de la chanson "Tout va très bien, madame la marquise" appliquée à l'URSS de Gorbatchev.

Tout va très bien, madame la marquise de Robert Saakiants

1991 - 3 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : Robert Saakiants Image : A. Kourdian Decors : Robert Saakiants Production : Armenfilm

Ecole des beaux-arts (L')

Résumé

Commentés par des textes poétiques, de Pouchkine à Brodski en passant par Mandelstam et Akhmatova, les dessins d'Ulo Sooster, animés par le réalisateur, esquissent un Héros de son temps en écho avec la culture de son pays. Ami de Tarkovski, des poètes et artistes non-officiels, le peintre estonien, mort en 1970 à l'âge de 46 ans, a connu les camps staliniens des années 50. Pourtant le film qui l'évoque déborde de l'amour de la vie, d'humour et de sensualité.

Ecole des beaux-arts (L') de Andreï Khrjanovski

1987-1990 - 100 min - 35 mm - couleur

Titre original

Skola izjascnyh iskusstv

Générique

Scenario : Andrei Khrjanovski Musique : Alfred Schnitke Production : Sojouzmoultfilm


Tito et moi

Résumé

Belgrade, 1954. Deux frères mariés partagent, avec leur famille, un même appartement, sans partager les mêmes convictions politiques. Zoran, 10 ans, est le témoin de ces disputes. A l'école, il tombe amoureux de Jasna, orpheline de guerre de 12 ans, et vit une passion parallèle et onirique avec le camarade Tito. Jasna et lui gagnent un concours de poésie dont la récompense est un pélerinage pédestre au village natal de Tito.

Tito et moi de Goran Markovic

1992 - 110 min - 35 mm - couleur

Titre original

Tito i ja

Générique

Scenario : Goran Markovic Image : Racoslav Vladic Musique : Zoran Simjanovic Decors : Veljko Despotovic Montage : Snezana Ivanovic Interpretation : Lazar Ristovski (Raja), Dimitrie Vojnov (Zoran), Anica Dobra (la mère de Zoran), Predrag Manojlovic (le père de Zoran), Ljiljana Dragutinovic (la tante de Zoran), Bogdan Diklic (l'oncle de Zoran), Olivera Markovic (la grand-mère), Rade Markovic (le grand-père), Vesna Trivalic (l'institutrice), Voja Brajovic (le maréchal Tito) Production : Tramontana, Terra, Magda Productions

Corridor (Le)

Résumé

La vie d'un corridor, du début du siècle à nos jours, traversant tous les régimes, les guerres, les modes. Une parabole pleine de poésie sur la vie et la mort.

Corridor (Le) de Stepan Galstyan

1989 - 9 min - 35 mm - couleur

Titre original

Mitchantsk

Générique

Scenario : Stepan Galstian Image : A. Kourdian Musique : K. Kourdian Decors : G. Khoudaverdian Production : Armenfilm

Un dimanche perdu

Résumé

Une petite ville de garnison. Arnost, officier, se réveille dans une chambre froide et neutre de la caserne. La veille, il a bu tout son argent et n'a plus de quoi acheter ni bière, ni de quoi manger. Cafardeux, il ne sait que faire de sa journée. Il traîne pour tuer le temps.

Un dimanche perdu de Drahomíra Vihanová

1969 - 76 min - 35 mm - noir et blanc

Titre original

Zabitá nedele

Générique

Scenario : Jirí Krenek Image : Petr Wolf, Zdenek Prchlík Musique : Jirí Sust Interpretation : Ivan Palúch (l'officier Arnost), Míla Myslíková (Marie), Petr Skarke (Ivan), Frantisek Nechyba (Grizzly), Otakar Zebrák, Irena Boleslavská Production : Studio de cinéma de Barrandov