Peter Weir de Peter Weir de Robert Aldrich de Juan Pablo Rebella, Pablo Stoll de Ivan Pavlov de Frank Capra de Jan Schütte de Hannes Stöhr de Jerzy Kawalerowicz de Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne

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Hommages : Peter Weir

Peter Weir

Alain Garel

Le succès, sans précédent dans la carrière de son auteur, du Cercle des poètes disparus a révélé à un très large public, un cinéaste qui avait déjà retenu l'attention d'un grand nombre de spectateurs avec L'Année de tous les dangers et, surtout, Witness. Ces trois films cependant ne représentent qu'à peine le tiers d'une oeuvre qui compte à ce jour onze longs métrages de fiction et presqu'autant de courts et moyens métrages documentaires et de fiction, issues de la nouvelle vague australienne qui émergea à la charnière des années soixante et soixante-dix. L'oeuvre de Peter Weir se caractérise par une cohérence rare, son premier film contenant déjà les éléments développés dans ses films ultérieurs, ses films américains ne diffèrant en rien de ses films australiens.

UN CINEMA DE LA DISSOLUTION
De même qu'il existe des peintres de l'eau et des peintres du feu, des peintres de l'air et des peintres de la terre, il y a des cinéastes de l'eau, du feu, de l'air et de la terre. A n'en pas douter, l'élément attaché au cinéma de Peter Weir est l'eau, omniprésente dans La Dernière vague, dans L'Année de tous les dangers et dans Mosquito Coast, normalement présente dans Pique nique à Hanging Rock, Witness, Le Cercle des poètes disparus et Green Card et quasiment absente dans Les Voitures qui ont mangé Paris et Gallipoli, l'eau qui apparait sous toutes ses formes : océan et mer, fleuve, rivière et ruisseau, lagune, lac, étang et mare, pluies et brouillards, neige, grêle et glace, et dans tous ses états : stagnante, vive, calme, déchaînée ou domestiquée.
Toutefois, les trois autres éléments jouent aussi, et souvent, un rôle non négligeable. A commencer par le feu qui s'incarne essentiellement dans l'astre solaire qui brûle les déserts des films australiens Les Voitures qui ont mangé Paris, La Dernière vague, Gallipoli où le thème de l'eau s'impose de nouveau, par antithèse, en raison de sa cruelle absence. L'air est, quant à lui, visible, frémissant dans, Pique nique?., Gallipoli, L'Année de tous..., Witness et Le Cercle?, et agité dans La Dernière vague et Mosquito Coast, alors que la terre est sentie, tactilement parlant, pieds nus, dans Pique Nique? et Gallipoli, pénétrée dans La Dernière vague et Le Cercle?, dans lesquels une grotte secrète sert de lieu de culte tribal, voire dans Green Gard par le truchement d'un métro qui s'enfonce dans un tunnel de la même façon que le héros de La Dernière vague le faisait dans un collecteur, et cultivée dans L'Année de tous les dangers, Witness, Mosquito Coast et Green Card. Aussi est-ce moins dans la représentation concrète de l'élément liquide que l'?uvre de Weir s'y assimile que par sa forme même, caractérisée par la fluidité de la mise en scène, à l'apparent mais trompeur académisme, par le traitement impressionniste de la lumière, qui confère aux images une si grande beauté qu'elles finissent par en être inquiétantes, et, surtout, par la singularité de la structure dramatique, faussement linéaire, construite sur une succession de scènes et de tableaux dont le choix et l'ordonnancement apparaissent arbitraires tant elles paraissent ne pas avoir de liens entre elles, sur de "longues plages d'attente, de vide dramatique", sur l'empilement d'une multitude d'incidents, de rencontres et de notations qui semblent autant de greffons inutiles qui obligent à la dispersion de l'attention du spectateur. Il en résulte des récits distendus, apparemment informes, qui évoluent lentement, si lentement qu'ils donnent la trompeuse impression d'être immobiles, à l'instar des innombrables images d'eaux "stagnantes" et "miroitantes" (étang de Pique-Nique?, baignoire de La Dernière vague, piscines et rizières de L'Année de tous les dangers et lagune de Mosquito Coast) ; il en résulte des récits qui, à la manière d'un fleuve aux nombreux méandres, serpentent paresseusement et s'orientent vers un même but mais en suivant des axes différents comme les bras d'un delta, des récits dont le sens se dissout à mesure qu'ils progressent comme les eaux s'évaporent. Il y a chez Peter Weir du Corot et du Turner. Du Corot, qui, en l'eau, "ne cherche pas seulement la fluidité, la mobilité miroitante; il la porte toujours au point extrême où elle va s'évaporer, où elle devient brume légère, où elle aspire à franchir un degré de plus dans la matérialisation et à se confondre avec l'air". (René uygue in "Les Puissances de l'image", Flammarion, 1965). Du Turner, chez qui "ce qui restait de fraîcheur courante de ruisselets argentins, d'ondes appelant les baigneuses dans Corot a fait place à une évaporation totale. Il fuit le solide, il cherche refuge dans la brume du nuage, docile à tous les courants de l'atmosphère, scintillant dans ses goutelettes de toutes les diaprures de la lumière. Les forces latentes éparses dans l'?uvre de Corot s'animent ici et parfois se déchaînent, brassant la mer, éveillant les tempêtes et leurs tourbillons. Tout bouge et s'estompe ; les objets solides ont abandonné leur consistance ; il n'y a plus que des mirages et des chatoiements apparus dans des évaporations" (R. Huygue, Opus Cité).
Du fait, tout n'est pas ce qu'il semble être. Le monde dans lequel évoluent les personnages de Peter Weir est mouvant, impalpable, trouble, ambigu et trompeur. C'est un monde hostile, pas toujours menaçant mais tout au moins méfiant, dans lequel les protagonistes, sauf Arthur dans Les Voitures qui ont mangé Paris, échouent volontairement sans avoir conscience de sa vraie nature, et restent enfermés comme pris dans un piège qui s'est refermé sur eux. Il en résulte un fort sentiment de claustrophobie qui se concrétise par la notion de huis-clos à laquelle est soumise la narration, qu'elle le soit en totalité ou presque et qu'accuse la structure cyclique de la plupart des films.
De fait, le héros weirien, qui se débat dans un réseau inextricable de signes, gigantesque toile arachnéenne d'intrigues, un monde labyrinthique, "bourdonne dans le récit comme une mouche dans un bocal" (François Poulle in Jeune cinéma n°153, octobre 1983). Le malaise qu'éprouve celui-ci, consécutivement à cette situation particulière, est accusé du fait qu'il est, à l'exception de John Keating dans Le Cercle?, en territoire étranger et confronté à une culture différente de la sienne, (généralement) hors du temps et (presque toujours) de l'espace : Arthur est un citadin prisonnier d'une petite ville provinciale, perdue et isolée, dont les habitants vivent de la récupération de matériaux originaires de voitures victimes d'accidents dont les conditions ont été créées par eux (Les Voitures qui ont mangé Paris) ; Les jeunes filles et Michael (qui est venu en villégiature d'une autre région, de même qu'Irma, la rescapée, vient d'Angleterre) appartiennent à la bonne société britannique de l'ère victorienne et se perdent sur un mont vieux d'un million d'années, ancien repaire d'aborigènes et de brigands, et, semble t-il, possesseur d'une sagesse millénaire (Pique Nique à Hanging Rock) ; David est un avocat, membre de la bourgeoisie anglo-saxonne et fils de pasteur, qui est chargé d'assurer la défense d'aborigènes auteurs d'un crime (rituel), gardiens et dépositaires de secrets ancestraux (La Dernière vague) ; Archie est un vacher, fils d'éleveur, et Frank un cheminot, tous deux originaires du Sud-Ouest australien qui partent faire un voyage qui les mène à la découverte de l'Orient (Gallipoli) ; Guy est un journaliste ambitieux qui est parvenu à se faire nommer correspondant à Djakarta, pointe extrême de l'Orient et creuset des traditions millénaires hindouistes, boudhistes et musulmanes (L'Année de tous les dangers) ; Book est un policier, citadin, que son enquête mène à une communauté pacifique et rurale, vivant en autarcie et selon un code, réfutant tout modernisme, vieux de quatre siècles (Witness) ; Allie Fox est un américain doué pour le bricolage scientifique qui, écoeuré par la société de consommation, s'installe au coeur de la forêt vierge guatémaltèque pour y recréer un Paradis terrestre (Mosquito Coast); John Keating est un professeur de Lettres gagné aux méthodes pédagogiques modernes qui vient enseigner dans un internat régi par des règles strictes et une tradition séculaire (Le Cercle des poètes disparus) ; Georges Fauré est un compositeur français bohème qui, pour s'installer et travailler aux Etats-Unis, fait un mariage blanc avec une jeune bourgeoise nex-yorkaise (Green Card). Il se retrouve de fait décalé, excentré, y compris au sein du groupe socio-culturel auquel il appartient, comme Guy qui, dans L'Année de tous les dangers ne parvient jamais à s'intégrer à la communauté occidentale, ni à la corporation des journalistes, comme Keating qui, dans Le Cercle des poètes disparus ne se fond pas dans la confrérie professorale, ou, Book, qui dans Witness, devient la cible de ses collègues. Il est donc logique qu'il soit, comme corps étranger dans l'organisme social, expulsé. Et de fait, le héros weirien quitte toujours le film plus ou moins en catastrophe, "sans gloire ni regret", soit dans la mort absurde et inutile, soit dans l'échappée, plus ou moins honteuse, conséquente d'une fuite en avant ou d'une éviction pure et simple comme s'il ne pouvait s'accomplir, à l'instar des jeunes filles de Pique-Nique à Hanging Rock, que dans l'anéantissement de son image et de son moi, dans son évanouissement, sa dissolution.


Année de tous les dangers (L')

Résumé

Djakarta, 1965, l'année où tout a explosé en Indonésie, face à l'ensemble du monde occidental, l'année du bain de sang où ont péri près de cinq cent mille personnes. Sur ce fond de violence, de manœuvres internationales et de terreur, Guy Hamilton, correspondant australien de la radio "A.B.S." espère décrocher le scoop de l'année. Avide de sensations fortes, il sera comblé.

Année de tous les dangers (L') de Peter Weir

Australie - 1982 - 115 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : David Williamson (d'après le roman de C.J. Koch) Image : Russell Boyd Musique : Maurice Jarre Chansons : Jerry Lee Lewis, Little Richard, Gene Vincent, Vera Lynn, Frank Bourke, Jimmy Reed Decors : Wendy Weir Montage : Bill Anderson, Jeanine Chialvo, Lee Smith Son : Spencer Lee, Gary Wilkins Production : Wayang Productions (Jim McElroy) Interpretation : Mel Gibson (Guy Hamilton), Sigourney Weaver (Jill Bryant), Linda Hunt (Billy Kwan), Michael Murphy (Pete Curtis), Bembol Roco (Kumar, l'assistant de Guy), Domingo Landicho (Hortono, le chauffeur de Guy)

Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?

Résumé

Baby Jane est une enfant prodigue qui chante, danse et nourrit sa famille mais c'est sa sœur Blanche qui devient par la suite vedette de cinéma et fait oublier Jane. Au sommet de sa carrière, Blanche a un grave accident de voiture (c'est Jane qui conduisait) et les jambes brisées, elle devient dépendante de Jane. Celle-ci en fait sa prisonnière.

Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? de Robert Aldrich

Etats-Unis - 1961 - 92 min - 35 mm - noir et blanc

Titre original

What ever happened to Baby Jane

Générique

Scenario : Lukas Heller (d'après le roman de Henry Farrell) Image : Ernest Haller Musique : Frank De Vol Montage : Michael Luciano Production : Robert Aldrich Source : Warner Interpretation : Bette Davis (Jane Hudson), Joan Crawford (Blanche Hudson), Victor Buono (Edwin Flagg), Marjorie Bennett (Della Flagg), Maidie Norman (Elvira Stitt), Anna Lee, Barbara Merrill, Julie Allred, Gina Gillespie, Dave Willock, Ann Barton


25 Watts

Résumé

Trois jeunes gens, trois amis d'une vingtaine d'années, sont au chômage. Ils passent la plupart de leur temps sans évènements marquants, à Montevideo, capitale de l'Uruguay. Le film, tourné en noir et blanc, parle de leurs problèmes plus ou moins importants, leurs infortunes, folies et particularités diverses, pendant 24 heures dans leur ville.

Uruguay - 2001 - 94 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : Juan Pablo Rebella, Pablo Stoll Image : Bàrbara Alvarez Montage : Fernando Epstein Son : Sebastiàn Cervenanski, Daniel Yafalian Production : Ctrl Z films Interpretation : Daniel Hendler, Jorge temponi, Alfonso Tort, Valentin Rivero, Valeria Mendieta, Carolina Presno, Walter Reyno

Promenade avec l'ange

Résumé

Stéphane, sculpteur, refuse les commandes qui lui déplaisent, pour ne pas faire de compromis avec sa conscience. Mais comme tout un chacun, il a son ange gardien. Il est invisible mais nous entendons sa voix. Stéphane et son "ange" fréquentent des amis, des artistes, un peu en marge de la société. L'ange dialogue avec Stéphane sur l'art et la solitude.

Promenade avec l'ange de Ivan Pavlov

Bulgarie - 1990 - 70 min - 35 mm - couleur

Titre original

Razhodka S Anguela

Générique

Scenario : Stepan Voinov, Valery Petrov Image : Plamen Hinkov Musique : Bojidar Petkov Production : Unité Production 64 (Sofia) Source : Bulgaria film Interpretation : Filip Trifonov, Itshak Fintzi, Iren Krivochieva, Gricha Ostrovski, Raïtcho Lubénov, Yulia Oghnyanova, Delyana Hadjiyankova

Milliardaire d’un jour

Résumé

Apple Annie, une clocharde, vend des pommes à Times Square. Elle a pour fille (illégitime), Louise, élevée dans un couvent en Espagne et qui croit que sa mère est une dame de la haute société new-yorkaise, illusion entretenue car Annie se fait adresser son courrier sous un pseudonyme dans un hôtel luxueux. Louise, dix-sept ans, décide de se rendre à New York pour présenter son fiancé, le fils d'un noble d'Espagne. Devant le profond chagrin d'Annie, Dave the Dude, un joueur, qui lui achéte toujours par superstition une pomme, met en place un stratagème pour faire d'Annie une dame du monde.

Milliardaire d’un jour de Frank Capra

Etats-Unis - 1961 - 96 min - 35 mm - couleur

Titre original

Pocketful of miracles

Générique

Scenario : Hal Kanter, Harry Tugend (d'après l'histoire Madame La Gimp de Damon Runyon) Image : Robert Bronner Musique : Walter Scharf Montage : Frank P. Keller Production : Frank Capra pour United Artists Source : Ciné Classic Interpretation : Glenn Ford (Dave the Dude), Bette Davis (Apple Annie), Thomas Mitchell (le juge Blake), Arthur O'Connell (le comte Romero), Hope Lange (Queenie Martin), Edward Everett. Horton (le maître d'hôtel), Peter Falk (Joe Boy), Mickey Shaughnessy, David Brian, Sheldon Leonard, Peter Mann, Ann-Margret, Barton Mac Lane, John Litel, Jerome Cowan, Jay Novello


Voyages de Winckelmann (Les)

Résumé

Ernst Winckelmann est représentant en shampoing. Bien qu'envié par quelques uns pour la liberté que lui laisse sa profession, il est prisonnier de son travail et de son passé. Il y a sept ans, il a été marié pour une courte période avec une allemande de l'est réfugiée à l'ouest. Elle est restée l'objet de ses rêves et de ses regrets. Aline, sa jeune amie actuelle, a peu de chances de vaincre ses souvenirs. Un soir, Rosa fait son apparition. Elle a cinq ans et c'est la fille de l'ex-femme d'Ernst. Il doit s'occuper de l'enfant pendant toute une journée. Peu à peu l'homme et la fillette se lient d'amitié. Accompagnés d'Aline, ils font une excursion à la mer qui prend un cours bien différent de celui que Ernst et Aline prévoyaient.

Voyages de Winckelmann (Les) de Jan Schütte

Allemagne - 1990 - 80 min - 35 mm - noir et blanc

Titre original

Winckelmanns Reisen

Générique

Scenario : Thomas Strittmatter, Jan Schütte Image : Sophie Maintigneux Musique : Claus Bantzer Montage : Renate Merck Son : Wolfgang Schukrafft Production : Novoskop Filmproduktion Jan Schütte - Zusammen mit Pandora Film - Westdeutschen Rundfunk Source : Pyramide Interpretation : Wolf-Dietrich Sprenger (Ernst Winckelmann), Susanne Lothar (Aline), Traugott Buhre (Vater), Udo Samel (Rüdiger), Mine-Marei Wiegandt (Rosa), Mathias Gnädinger (Berner), Fritz Lichtenhahn (Alter Vertreter), Jan Biczycki (Friseur Nidenzu), Axel Milberg (Wöhler Vertreter)

Berlin is in Germany

Résumé

En l'an 2000, à la prison de Brandenbourg, Martin Schulz est relâché après onze ans d'emprisonnement. Citoyen de l'ancienne RDA, il a vécu la chute du mur à la télévision depuis sa cellule. On lui remet ce qu'il avait en sa possession au moment de son arrestation : une carte d'identité, un permis de conduire d'Allemagne de l'Est et un portefeuille avec des billets à l'effigie de Karl Marx. Martin, plein d'espoir rentre chez lui, mais c'est à peine s'il reconnaît Berlin-Est. Le nouveau Berlin a déjà pris le dessus. Martin, tel un amnésique, cherche sa place dans ce "Nouveau Monde".

Berlin is in Germany de Hannes Stöhr

Allemagne - 2001 - 93 min - 35 mm - couleur

Titre original

Berlin is in Germany

Générique

Scenario : Hannes Stöhr Image : Florian Hoffmeister Musique : Florian Appl Montage : Anne Fabini Decors : Anke Bisten, Natalja Meier Son : Christoph Engelke Production : Gudrun Ruzickovà-Steiner - Luna-Film GmbH Interpretation : Jörg Schüttauf (Martin), Julia Jager (Manuela), Robin Becker (Rokko), Tom Jahn (Peter), Edita Malovcic (Ludmila), Robert Lohr (Wolfgang), Valentin Platareanu (Victor), Oscar Martinez (Enrique), Carmen-Maja Antoni (Karin)


Fils de Bronstein (Le)

Résumé

Hans Bronstein, 18 ans, a un rendez-vous clandestin avec sa petite amie et fait une découverte épouvantable. Son père Aron, et deux amis, qui tous trois ont été détenus dans un camp de concentration, retiennent prisonnier un ancien gardien de camp nazi dans une maison de campagne isolée. Hans essaye de convaincre son père de remettre cet homme entre les mains de la justice. Le père refuse, il n'a pas confiance (le film se situe à Berlin-Est en 1973). Entre le père et le fils les relations deviennent de plus en plus difficiles. La sœur de Hans n'est pas en mesure de l'aider : depuis que ses parents l'ont laissée seule lors de leur fuite devant les nazis, elle a des accès de violence et est internée dans un asile psychiatrique. Hans doit gérer, en plus des doutes habituels de l'adolescence, l'héritage d'une guerre qu'il n'a pas connue.

Fils de Bronstein (Le) de Jerzy Kawalerowicz

Allemagne - 1990 - 108 min - 35 mm - couleur

Titre original

Bronsteins Kinder

Générique

Scenario : Jerzy Kawalerowicz, Jurek Becker (d'après une nouvelle de Jurek Becker "Bronsteins Kinder") Image : Witold Sobocinski Montage : Helga Olschewski Son : Jürgen Meseck Production : Novafilm (Berlin) Source : Futura Filmverlag, Rambergstrasse 5 - 80000 München 40 (Allemagne) Interpretation : Matthias Paul (Hans Bronstein), Armin Mueller-Stahl (Aaron Bronstein), Angela Winkler (Elle Bronstein), Katharina Abt (Martha Lepschitz), Rolf Hoppe (Gefangener), Karin Eichelbaum (Rahel Lepschitz), Peter Matic (Hugo Lepschitz), Alexander May (Rotstein), Buddy Elias (Gordon Kwart)

Fils (Le)

Résumé

Qui est ce garçon prénommé Francis ? Pourquoi Olivier qui a refusé de le prendre dans son atelier de menuiserie se met-il à le suivre dans les couloirs du Centre de formation, dans les rues de la ville, dans son immeuble ? Pourquoi est-il ainsi attiré par lui ? Pourquoi semble-t-il le craindre à ce point ?

Belgique - 2002 - 103 min - 35 mm - couleur

Titre original

Générique

Scenario : : Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne Image : Alain Marcoen Montage : Marie-Hélène Dozo Decors : Igor Gabriel Production : Les Films du Fleuve - Archipel 35 Source : Diaphana Distribution Interpretation : Olivier Gourmet (Olivier), Morgan Marinne (Francis), Isabella Soupart (Magali)